revu le 30-10-2014


Appliquer la technique de l'entonnoir


La technique de l'entonnoir, qui va du général simple au précis compliqué, est l'une des plus utilisées pour structurer les questionnaires. On parle aussi parfois de structure en « sablier » quand on termine avec des questions d'ordre général comme des questions signalétiques sur le profil des personnes interrogées.


Un questionnaire se compose généralement de 5 parties et c'est avant tout une question de bon sens :

1. Questions introductives

Très générales, simples et claires, à connotation positive, les questions introductives permettent au répondant de « rentrer » dans l'enquête. Prévoyez-en au moins une.

Par exemple, dans une enquête sur l'achat de produits alimentaires venant d'Asie, on peut commencer par demander Aimez-vous la cuisine asiatique ? puis Quel est votre plat préféré ? avant de poser les véritables questions.

Vous remarquerez que la première question est souvent une question dichotomique car la simplicité de la réponse attendue incite les interviewés à poursuivre.

2. Questions qualifiantes

Elles permettent de vérifier que le répondant est dans la cible, et l'orientent si besoin vers des parties différentes de l'enquête. Pensez à utiliser les filtres dès ce stade de votre questionnaire.

Vous éviterez des abandons de réponse liés à la frustration des répondants qui peuvent se rendre compte au bout de plusieurs questions qu'ils ne « rentrent pas dans les cases ».

3. Questions générales

Peu impliquantes dans un premier temps, il s'agit des questions portant sur l'environnement ou sur les comportements de base des répondants ou encore sur des éléments factuels.

En s'apercevant qu'elle répond avec facilité, la personne interrogée prend confiance et peut entamer la partie plus difficile ou plus délicate de votre enquête. On converge donc progressivement vers le thème central de l'étude.

Pourquoi poser les questions générales avant les questions spécifiques ?

Un peu de psychologie :
- lorsqu'une personne découvre une question générale en premier, elle l'appréhende globalement ;
- quand cette question est posée après une série de questions spécifiques portant sur le même sujet, certains individus, pour ne pas se répéter, restreignent la portée de la question générale et retiennent uniquement les aspects non traités dans les questions spécifiques préalables ou inversement, ne retiennent que les aspects déjà traités en pensant répondre à ce qui leur est demandé : dans les deux cas, vous risquez de perdre de la qualité d'information.

4. Questions spécifiques

Les plus impliquantes et les plus importantes pour l'étude, elles portent sur les motivations, les opinions, les jugements, etc. On place dans cette partie les questions les plus précises et complexes, celles qui demandent davantage d'implication de la part du répondant.

5. Questions signalétiques

Elles servent à collecter les données pour caractériser les répondants. Il s'agit le plus souvent d'informations socio-démographiques (sexe, âge, lieu d'habitation, nombre de personnes au foyer, profession, etc.) nécessaires à l'analyse des réponses ou au respect des quotas.

Ces questions sont d'ordre général mais elles sont placées à la fin car elles paraissent souvent indiscrètes et la personne interrogée risquerait d'abandonner immédiatement le questionnaire si on les posait au début.



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