revu le 12-05-2017


Construire la structure du questionnaire


Un bon questionnaire doit permettre une bonne exploitation des réponses, voilà l'idée principale qui doit vous guider lors de sa conception. Dans les enquêtes en ligne, l'ergonomie revêt une importance particulière : le questionnaire doit intéresser les répondants et les inciter à aller jusqu'au bout. Pour cela, il existe quelques techniques éprouvées que nous vous invitons à suivre...


C'est un professeur d'université qui se plaisait à dire qu'un mauvais questionnaire posé à 1000 personnes est bien moins instructif qu'un bon questionnaire posé à 200 personnes... Au-delà de l'humour, ce qui reste vrai c'est le caractère essentiel de l'attention à porter à la rédaction du questionnaire pour la réussite de l'enquête.

Une idée doit vous guider tout au long de la construction de votre enquête : un bon questionnaire doit permettre une bonne exploitation des réponses.

Dès l'étape de conception, prenez donc en compte vos objectifs et définissez la façon dont vous allez traiter les données. C'est comme cela que vous déterminerez la structure du questionnnaire en vous concentrant sur les questions indispensables.

Ergonomie, le maître mot !

Dans les enquêtes en ligne (comme dans les enquêtes auto-administrées en général), la construction du questionnaire revêt une importance particulière : le répondant étant seul face à son écran, il faut non seulement l'intéresser et éviter de le lasser, mais aussi le guider en lui faisant comprendre la logique et la progression du questionnaire.

Technique de l'entonnoir

Pour cela, il est conseillé de structurer le questionnaire en appliquant la technique de l'entonnoir, qui consiste à aller du général simple au précis compliqué, des questions les moins engageantes aux questions les plus personnelles.

Si le questionnaire est long et porte sur des sujets différents, on peut préférer un regroupement par thématiques, ce qui ne dispense pas de respecter la structure en entonnoir pour chaque partie...

A moins d'avoir besoin de quotas sur les questions signalétiques, il est préférable de poser ces dernières à la fin du questionnaire.

Les questions introductives doivent être simples et claires, on commence le plus souvent par une question dichotomique, facile à répondre et qui met l'interviewé en confiance pour la suite.

On peut alors aborder plus sereinement les questions factuelles sur les habitudes ou les comportements, puis les questions d'opinion plus impliquantes.

Maintenir l'attention du répondant

Deux atouts clés pour maintenir l'attention des répondants et éviter les abandons :

  • des formes de questions variées, alternant les questions simples et les questions plus complexes et évitant d'enchaîner plusieurs questions tableaux ou plusieurs questions ouvertes d'affilée,

  • une présentation soignée et homogène.

Optimisation du questionnaire

Le recours aux filtres et branchements conditionnels ou la reprise dynamique de réponses permettent aussi de rendre le questionnaire fluide et attractif.

En outre, ce sont des outils indispensables pour contrôler et fiabiliser les données recueillies. Inutile en effet de poser à des répondants des questions qui ne les concernent pas, vous ne feriez que polluer vos résultats !

Et toujours... tester avant diffusion !

Quand le questionnaire est achevé, il peut toutefois subsister des imperfections voire des erreurs (même les concepteurs les plus chevronnés ne sont pas à l'abri), et il est toujours indispensable de tester le questionnaire pour les détecter et les corriger.

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